En septembre, les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient poursuivent leurs missions au Liban, en Arménie, en Égypte et en Irak. De la rénovation d’un ancien orphelinat aux travaux agricoles, en passant par des activités auprès des personnes âgées, chaque mission associe aide concrète, rencontres et partage avec les communautés locales.
Liban : les volontaires au service de la rénovation d’un ancien orphelinat
Dans les montagnes du Chouf, au sud-est de Beyrouth, le père Abdallah travaille depuis sept ans à la rénovation d’un ancien orphelinat abandonné, avec l’aide d’Ahed et de Jihad. Ce samedi 26 septembre, les volontaires viennent à leur tour prêter main-forte sur le chantier. Après une heure de route à travers les montagnes du Chouf, ils arrivent à Abbey, devant une imposante bâtisse qui domine la vallée et offre, au loin, une vue sur Beyrouth et la Méditerranée. Il y a quarante-cinq ans, cet ancien monastère capucin abritait un orphelinat qui accueillait près de 400 enfants, auxquels les frères offraient une éducation et une formation professionnelle. Le conflit qui touchait alors la région avait finalement contraint la communauté à quitter les lieux. Des décennies plus tard, le père Abdallah commence seul à restaurer le bâtiment, avant d’être rejoint par Ahed et Jihad, qui consacrent depuis une partie de leur temps au chantier.
À leur arrivée, les volontaires commencent par balayer la cour intérieure avant de découvrir les différents étages. En parcourant les couloirs, ils mesurent véritablement l’ampleur du projet. Certaines chambres sont presque terminées : un lit, une armoire, un bureau et une douche attendent déjà leurs futurs occupants. D’autres espaces nécessitent encore de nombreux travaux. La première mission consiste à déplacer les cartons de carrelage qui seront posés dans les semaines à venir. Plus loin, des piles de matelas et de couvertures attendent déjà dans les couloirs. Ensuite, les volontaires forment une chaîne pour transporter des dizaines de seaux de gravier jusqu’aux chambres, où il servira de base pour l’installation des futures douches. À l’heure du déjeuner, ils rejoignent le père Abdallah au monastère. Avant de passer à table, celui-ci leur ouvre l’église et leur propose de chanter ensemble l’office de Sexte. La journée se poursuit autour d’un repas et d’échanges sur ses nombreux engagements. En parallèle de la rénovation de l’orphelinat, le père Abdallah dirige deux écoles à Beyrouth et réfléchit déjà à la restauration d’un nouvel établissement scolaire. Pour les volontaires, il incarne ainsi pleinement l’expression « donner sa vie ».





Arménie : préparer l’hiver aux côtés d’une famille à Vardenis
À Vardenis, les volontaires viennent aider Aras et sa famille à trier et ranger la grange avant l’hiver. Lorsqu’ils arrivent chez Aras, le café est déjà servi et quelques chocolats ont été déposés sur la table pour les accueillir. Puis, très vite, les volontaires retroussent leurs manches. Dans la grange, l’air est chargé de poussière et de l’odeur du foin sec. À coups de fourche, ils remplissent de grandes bâches avant de transporter le foin, brouette après brouette, vers une seconde grange. C’est là que la vache d’Aras passera l’hiver. Le travail est physique et les allers-retours nombreux. Cependant, peu à peu, le tas diminue jusqu’à disparaître complètement.
L’après-midi, une autre mission attend les volontaires : vider et remettre en ordre une pièce devenue, au fil du temps, un véritable débarras. Morceaux de bois, vieux pneus, ferraille : tout est trié, déplacé et nettoyé. Pendant ce temps, Marie, la nièce d’Aras âgée de 7 ans, observe les volontaires. D’abord curieuse et un peu en retrait, elle finit par s’approcher et décide de participer elle aussi. À sa mesure, elle transporte, range et aide avec beaucoup de sérieux. Sur son visage, on devine surtout la fierté d’être utile et de prendre part au travail de la journée. Lorsque tout est enfin terminé, Aras invite les volontaires à rester pour dîner. Quelques-uns de ses amis les rejoignent et, très vite, la maison se remplit de conversations et de rires. Au milieu du repas, Marie se lève soudain pour improviser quelques pas de danse. Tout le monde applaudit. Puis la musique continue, les voix se mêlent et chacun se met à chanter.



Égypte : un après-midi de coloriage avec les femmes âgées de Matareya
À Matareya, en Égypte, les crayons et les feutres sont de sortie. Les volontaires retrouvent les veuves accueillies dans cette maison dédiée aux femmes âgées afin de partager avec elles un moment un peu différent des visites habituelles. Sur la table, des dizaines de feutres, des crayons de couleur et plusieurs dessins sont installés. Chacune choisit celui qui lui plaît, sélectionne ses couleurs et se met à l’œuvre. Très vite, les volontaires prennent place à leurs côtés. Il n’est pas question de distribuer le matériel puis de rester en retrait : volontaires et résidentes colorient ensemble.
Certaines s’appliquent jusque dans les moindres détails, choisissant soigneusement chaque teinte et veillant à ne pas dépasser. D’autres préfèrent discuter, jeter un œil au travail de leur voisine ou interrompre quelques instants leur coloriage pour mieux le reprendre ensuite. Peu à peu, les feuilles se couvrent de couleurs. Cependant, autour de la table, l’essentiel se joue surtout dans les échanges. Cette activité toute simple devient l’occasion de s’asseoir les uns à côté des autres, de discuter, de rire et, surtout, de prendre le temps d’être ensemble. Pendant quelques heures, la différence d’âge semble presque disparaître. Les crayons passent d’une main à l’autre et les conversations se poursuivent. Lorsque les derniers dessins sont terminés, certains viennent rejoindre les murs de la maison. Après quelques heures faites de conversations, de sourires et de présence, les crayons sont rangés. Parce qu’après tout, il n’y a pas d’âge pour ressortir ses crayons de couleur.




Irak : un chantier agricole aux côtés de Paul et de sa famille
Sur la route de Sarsink, dans le nord de l’Irak, Paul vit de son exploitation agricole et de son élevage laitier. Depuis plusieurs semaines, les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient se relaient à ses côtés pour aménager un nouvel espace destiné à ses vaches. À leur arrivée, Paul leur fait visiter son exploitation. Il présente fièrement sa femme, puis conduit les volontaires auprès de ses vaches. Très vite, il explique son travail, ses habitudes et le fonctionnement de la ferme. Il parle avec enthousiasme de ce quotidien auquel il consacre ses journées. Puis vient le moment de se mettre au travail. Les volontaires qui les ont précédés ont déjà commencé à stabiliser le sol du futur espace destiné au bétail. À leur tour, les volontaires poursuivent le chantier. Pelles et pioches en main, ils commencent par niveler le terrain et retirer tout ce qui l’encombre.
Les coups de pioche résonnent, la terre s’accumule et les brouettes se remplissent. À quelques mètres, les vaches observent avec curiosité cette agitation inhabituelle. Sous la chaleur, le travail devient rapidement physique, mais chacun trouve son rythme et, peu à peu, le terrain se transforme. À midi, la famille de Paul invite les volontaires à passer à table. Après cette pause, le chantier reprend avec la pose des parpaings. Il faut les transporter puis les disposer méthodiquement pour poursuivre l’aménagement. Une brouette trop chargée finit même par basculer en chemin, envoyant les parpaings au sol. Quelques rires plus tard, Paul vient au secours des volontaires. À plusieurs, ils récupèrent les blocs et trouvent une organisation plus efficace. Les brouettes circulent à nouveau et les parpaings trouvent progressivement leur place. À la fin de la journée, les volontaires posent leurs outils avec la satisfaction d’avoir fait avancer un projet commencé bien avant leur arrivée. Ainsi, chaque équipe apporte sa pierre à un projet concret : améliorer progressivement l’exploitation dont Paul et sa famille tirent leurs revenus.
Envie de vivre une expérience aussi forte ?
Ces quatre missions, si différentes soient-elles, racontent la même chose : sur le terrain, chaque geste compte. Jouer avec des enfants, repeindre un mur, distribuer un colis, écouter une histoire de vie — c’est cela, être volontaire avec SOS Chrétiens d’Orient.
Vous aussi, vous pouvez partir en mission et vivre une expérience humaine et solidaire au Liban, en Irak, en Égypte, en Arménie ou dans l’un des nombreux autres pays où l’association est présente. Vous ne pouvez pas partir maintenant ? Votre don permet à ces missions de continuer : il finance directement les matériaux de rénovation, les colis alimentaires, les bibles et le matériel distribué aux familles les plus démunies.















