En ce weekend de Pentecôte 2026, dans quatre pays de mission, les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient ont chaussé leurs souliers de pèlerins. De la plaine d’Alqosh en Irak aux gorges de l’Arménie, du désert du Caire aux montagnes du Liban, des centaines de fidèles ont marché, prié et chanté — en union spirituelle avec le pèlerinage Paris-Chartres. Un même élan, quatre terres d’Orient.
Irak : « À Alqosh, 900 pèlerins sur les chemins de la foi »
Dans la plaine de Ninive, berceau du christianisme irakien, le pèlerinage de Pentecôte résonne d’une façon particulière. Cette année, en union avec le chapitre Saint-Behnam-et-Sarah du pèlerinage de Chartres, l’équipe de SOS Chrétiens d’Orient en Irak et les volontaires de Shragha team ont organisé une marche entre le monastère de Rabban Hormizd et celui de Notre-Dame-des-Moissons, à Alqosh. Près de 900 chrétiens irakiens y ont répondu présent.
Un départ en fanfare Dès 15h, les chrétiens des villages alentour ont afflué au monastère de Rabban Hormizd, certains en bus, d’autres en voiture, d’autres encore à pied. Pour faire face au soleil de plomb, l’équipe d’organisation — reconnaissable à ses casquettes vertes — a distribué boissons et couvre-chefs, tandis que le clergé, en casquettes rouges, dispensait prières et bénédictions.
La foi en marche À 17h30, les bannières ont été saisies avec enthousiasme par des chrétiens de tous âges. La foule, chantante et priante, s’est mise en mouvement, s’arrêtant à intervalles réguliers pour méditer les mystères joyeux du Rosaire.
Une fraternité qui nourrit À l’issue de la marche, les pèlerins ont adressé une prière à la Vierge Marie au monastère de Notre-Dame-des-Moissons. Les 900 participants se sont ensuite retrouvés pour partager un repas fraternel, jusqu’à la tombée de la nuit. Un moment de grâce, en terre de Ninive.
Ce pèlerinage irakien n’est qu’un des quatre que nos équipes ont vécus en ce weekend pascal. De Beyrouth au Caire, en passant par les montagnes d’Arménie, le même souffle de l’Esprit a porté nos volontaires.













Liban : sur les pas de sainte Rafqa, entre Jrabta et Kfifan
Depuis le monastère maronite Saint-Joseph de Jrabta, où repose le tombeau de sainte Rafqa, jusqu’au monastère Saint-Cyprien-et-Sainte-Justine de Kfifan, l’équipe du Liban a marché avec le chapitre de Saint-Maron-Ange-Gardien. Des familles venues des quatre coins du pays, transportées par les cars affrétés par l’association, ont rejoint la marche. Chapelet en arabe et en français, entraide entre grands et petits — « certains grands frères portaient les derniers sur leurs épaules » — et messe finale dans l’église du monastère.










Égypte : une marche de foi dans le désert du Wadi Degla
Au Caire, guidés par Mgr Koussa, archevêque arménien catholique, une centaine de fidèles ont parcouru 5 kilomètres dans l’aride désert du Wadi Degla. Prières en arabe et en français, halte méditative sur l’Esprit Saint, puis messe de la Pentecôte à l’église Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus. Malgré la chaleur, les sourires ne quittaient pas les visages.














Arménie : 23 km de pèlerinage entre canyons et monastères médiévaux
En Arménie, l’équipe de SOS Chrétiens d’Orient et des paroissiens du Père Athanase ont parcouru 23 kilomètres entre les monastères de Saghmosavank et d’Hovannavank, datant du XIIIe siècle. Sous la pluie, dans les sentiers rocailleux du canyon de la rivière Kasakh, un volontaire a porté sur ses épaules Sarkhis, leur compagnon arménien malvoyant. Messe au monastère de Serkyevil, bivouac au bord du lac Sevan, et lecture du Je confesse de saint Grégoire de Narek au sommet du col frontalier du Tavush. Une traversée spirituelle autant que physique.
Vous aussi, marchez avec nous : devenez volontaire
Ces pèlerinages, c’est bien plus qu’une marche : c’est le quotidien de nos volontaires — aux côtés des chrétiens d’Orient, sur leurs terres, dans leur foi. Partager leurs joies, leurs prières, leur table.
Vous souhaitez vivre cette aventure humaine et spirituelle à votre tour ? SOS Chrétiens d’Orient Belgique recrute des volontaires engagés, prêts à partir en mission.
Que vous ayez 20 ans ou 60 ans, peu importe votre parcours : il y a une place pour vous sur le terrain.
Rejoignez-les sur le terrain et engagez-vous à votre tour.

















