En février, les volontaires poursuivent leur engagement au Liban, en Irak, en Égypte et en Arménie. Entre visites aux personnes isolées, immersion dans les familles, animation auprès des jeunes et travaux manuels pour soutenir des projets agricoles, leur présence s’inscrit dans la durée. Retour sur ces actions solidaires qui marquent l’actualité de ce mois de février.
Égypte : animation d’un camp scout, un engagement auprès de la jeunesse
En Égypte, les volontaires ont participé à l’animation d’un camp avec des scouts. Cette initiative s’inscrit dans la continuité des actions menées en faveur de la jeunesse locale. À travers des jeux, des temps d’échange et des activités collectives, les volontaires ont contribué à créer un cadre à la fois structurant et bienveillant.
En effet, ces camps sont des moments privilégiés pour transmettre des valeurs de solidarité, de responsabilité et d’entraide. Par leur présence active, les volontaires soutiennent les encadrants locaux tout en partageant des temps fraternels avec les jeunes participants. Ainsi, au-delà des activités proposées, c’est une relation de confiance qui se construit progressivement.










Liban : les 89 ans de Joséphine, un anniversaire placé sous le signe de l’amitié
À Beyrouth, parmi les personnes visitées chaque semaine, il y a Joséphine. À 89 ans, elle vit seule. Les volontaires viennent régulièrement lui tenir compagnie, prendre de ses nouvelles, lui apporter des médicaments et partager un moment simple avec elle. Au fil des visites, un lien fort s’est créé. Elle n’est plus seulement une “personne visitée”. Elle est devenue une véritable amie. Dès lors, pour ses 89 ans, il était impensable de laisser passer la date sans rien faire.
Ainsi, sans la prévenir, les volontaires sont arrivés chez elle avec un gâteau et des bougies allumées. À peine la porte entrouverte, leurs voix se sont élevées dans le couloir. Elle est restée figée quelques secondes, la main sur la poignée, les yeux brillants d’incompréhension, puis de joie. L’émotion a doucement remplacé la surprise. Pendant une heure, tous ont discuté et chanté ensemble. Elle connaissait par cœur de nombreux chants en français, qu’elle entonnait sans hésiter. Les rires se mêlaient aux chansons, et l’ambiance était simple, joyeuse et sincère. À cet âge-là, ce n’est pas le gâteau qui compte : ce sont les présences, les voix et les regards.




Arménie : travaux manuels pour préparer la ferme de SOS Chrétiens d’Orient à Ararat
À Ararat, les volontaires poursuivent les préparatifs de la future ferme de SOS Chrétiens d’Orient. Le travail se déroule au milieu des mûriers, dans le verger de Myasnik, partenaire régulier du projet. L’objectif du jour est clair : déterrer des tuyaux d’arrosage installés au pied des arbres afin de les réutiliser pour la ferme.
Il s’agit d’un véritable travail physique, accompli avec enthousiasme. Une fois les tuyaux sortis de terre, ils sont soigneusement enroulés pour faciliter leur transport vers la future exploitation agricole. Par conséquent, chaque geste participe concrètement à l’avancée du projet. À travers ces travaux manuels, les volontaires s’engagent dans une action durable, au service du développement local en Arménie.






Irak : immersion familiale et préparation d’un dolma à Erbil
À Erbil, dans le quartier chrétien d’Ankawa, où se sont réfugiés la majorité des 400 000 chrétiens d’Irak — soit environ 70 000 habitants — une journée particulière a rassemblé responsables et volontaires autour d’une famille locale. Sameem, responsable des volontaires en Irak, ainsi que trois volontaires, ont été invités à préparer un plat typique irakien : le dolma. Traditionnellement réservé aux grandes occasions, ce mets ancien, déjà présent à l’époque de l’Empire assyrien puis diffusé à travers l’ancien territoire ottoman, témoigne de l’estime portée aux invités.
La rencontre débute autour d’un thé et de biscuits orientaux, avant de laisser place à la préparation du repas. Découpe des légumes, préparation de cinq cents grammes d’agneau, pressage des citrons : chacun apprend, sous l’œil attentif de Majid, ancien chef cuisinier à Mossoul. Le pliage des feuilles de vigne demande patience et précision, tandis que les oignons, poivrons et courgettes sont farcis avec soin. Après une heure de cuisson, la marmite est retournée d’un geste sûr : le dolma apparaît, prêt à être partagé. Autour de la table dressée pour neuf convives, la bénédiction est prononcée en français. La journée s’achève dans une atmosphère chaleureuse, entre gratitude, échanges et hospitalité.















