Alors que la guerre au Liban s’intensifie, les civils paient un tribut de plus en plus lourd. Entre bombardements, déplacements massifs et effondrement des infrastructures, l’urgence humanitaire ne cesse de croître. Sur place, SOS Chrétiens d’Orient agit concrètement pour soutenir les familles déplacées.
Une situation dramatique qui s’aggrave de jour en jour
À mesure que les semaines passent, la situation au Liban s’enfonce dans une spirale de violence dont les civils sont les premières victimes. En effet, derrière les affrontements entre le Hezbollah et l’armée israélienne, c’est tout un pays qui vacille, privé de maîtrise sur son propre destin.
Les chiffres officiels sont accablants : plus de 1 030 morts, plus de 2 700 blessés et plus d’un million de déplacés depuis le début du mois de mars. De plus, les bombardements, loin de faiblir, s’intensifient. En moins de trois semaines, la banlieue sud de Beyrouth a été frappée plus d’une centaine de fois.
Dans le sud du pays, les frappes aériennes et les affrontements terrestres se multiplient, installant ainsi un climat de peur permanent. Par conséquent, les populations vivent dans une insécurité constante, sans perspective d’amélioration.
Par ailleurs, la destruction systématique des infrastructures — ponts, routes, axes de communication — contribue à isoler durablement certaines régions. Le bombardement répété du pont de Dalafa en est un exemple frappant. Ainsi, l’acheminement de l’aide devient de plus en plus difficile.
Dans ce contexte, l’État libanais apparaît dépassé. Entre pressions internes et menaces extérieures, il semble incapable de protéger sa population. Dès lors, un profond sentiment d’abandon gagne les habitants, pris au piège de logiques géopolitiques qui les dépassent.
Sur le terrain : des témoignages bouleversants
Face à cette réalité, les équipes de SOS Chrétiens d’Orient font face à la détresse humaine quotidienne. Entre familles déplacées, infrastructures détruites et accès limité aux soins, la situation est critique.
Un habitant sur cinq est contraint de fuir, sans destination précise. Les centres d’accueil sont saturés et les conditions de vie extrêmement précaires.
Beaucoup trouvent refuge dans des lieux improvisés : écoles, monastères ou maisons religieuses. Cependant, rien n’est prévu pour accueillir un tel afflux de personnes.
À Jeita, dans la Maison du Père Bechara Abou Mrad, des familles ayant fui les combats tentent de survivre grâce à l’aide reçue. C’est là que Michel, originaire de Tebnine, témoigne :
« Je m’appelle Michel. Je viens de Tebnine, un village frontalier reculé. Certains ont mis environ 16 heures de voiture pour arriver jusqu’ici. C’était fatiguant et dangereux.
Nous avons de jeunes enfants avec nous. Tout le monde souffre. La situation est très difficile.
Nous avons beaucoup souffert pour quitter le Sud-Liban. Nous ne trouvions aucun endroit où dormir. Grâce au monastère, nous avons un lieu pour rester.
Mais personne ne peut accepter d’être éloigné de sa maison. On nous a volé nos rêves et notre vie entière. »
Ainsi, derrière les chiffres, ce sont des vies brisées, des familles déracinées et un avenir incertain.

L’action de SOS Chrétiens d’Orient sur le terrain
Face à cette urgence humanitaire, SOS Chrétiens d’Orient agit concrètement. En effet, nos équipes sont mobilisées pour répondre aux besoins les plus essentiels des populations déplacées.
Nous avons notamment lancé plusieurs projets d’aide d’urgence, avec :
- des distributions de colis alimentaires
- des kits d’hygiène
Ainsi, chaque don permet d’apporter une aide immédiate et concrète à ces populations vulnérables.
Agir maintenant : votre soutien est vital
Aujourd’hui, l’urgence est absolue.
Avec un don de 30 €, vous offrez un kit d’hygiène de base ;
Avec un don de 40 €, vous permettez à une famille déplacée de bénéficier d’un colis alimentaire permettant de se nourrir pendant une semaine.
Aidez-nous ici, à les aider là-bas.











